Il est grand temps.

Je dois maintenant me réconcilier avec notre ami à tous, le JavaScript. Ce qu’on appelle désormais le Web 2.0, est maintenant dans l’antichambre du développement d’application web. Les sites web vont offrir, de plus en plus, des expériences riches et remplies de tous les gizmos que vous pourrez trouver dans une application desktop (Vous avez entendu parler d’AJAX?). Pis encore, les clients vont arriver dans nos bureaux, les yeux complètements exorbités de plaisir par ce qu’un designer a pu leur montrer, en nous disant: “Putain de merde je VEUX ceci sur mon site!!”. De 2 choses, l’une, ce qu’il demande n’est vraiment pas applicable pour son site (*soupir*), alors on devra le consoler et le reconduire chez lui; ou encore, il nous faudra le faire, et là ça pourrait faire mal: on se devra de connaître le JavaScript.

Le JavaScript est, pour ceux qui ne connaissent pas, ce langage dynamique, interprété, dont la machine virtuelle est inclue dans tous les fureteurs sérieux du monde moderne. Certains le confondent avec Java, avec qui il n’a de commun qu’une bonne partie de la syntaxe. Pour le reste, ce sont 2 univers différents. S’exécutant dans le fureteur, ce langage sert principalement à interagir avec le DOM (Document Object Model), qui est une représentation logique de la page web que vous avez demandé, et qui vous est présentée.

Pourquoi le titre de cette note parle de réconciliation? C’est que ce diable de JavaScript a mauvaise réputation. Lorsqu’on dit «JavaScript» à un néophyte, il dira: “Bordel! Ces pop-up qui empoisonnent tous les sites pornos!!”. Un érudit de la programmation dira, lui: “pff! De la merde, oui! Langage poche non-typé, et ce n’est même pas cohérent d’un fureteur à un autre!”. Bon, ces personnages ont raisons tous les 2. À la défense de JavaScript, je dépose certains arguments. Tout d’abord, la question des pop-up (et autres irritants dérivés) est dû à une mauvaise utilisation du langage et de ses fonctionnalités. Ce problème se règlera de lui-même car la nouvelle popularité de cette technologie va attirer de meilleurs designers, et l’importance que JavaScript prendra dorénavant dans une application web fera en sorte qu’une attention particulière sera portée à ce que l’on fait avec. Ensuite, pour réfuter les arguments de l’érudit, de un, l’organisme webstandards.org et le W3C ont standardisé le DOM, ce qui permet une utilisation quasi-universelle d’un fureteur à un autre (en autant que ce fureteur s’attarde à implanter les standards). De deux, langage poche et non-typé, c’est vrai … mais c’est un langage de script, faut-il s’attendre à la richesse et la lourdeur d’un langage compilé classique?

Voilà donc. Et là, je n’ai pas encore parlé de la puissance d’AJAX (LE buzzword par excellence de la conférence JavaOne 2006). Mais si je parle de cela aujourd’hui, c’est que j’ai décidé de m’y mettre. Apprendre le JavaScript correctement en ayant une attitude nouvelle, voilà la tâche que je me suis assigné. Pour y arriver, je me suis tracé un chemin (de croix? nan! attitude nouvelle!) d’apprentissage vers l’intégration de cette technologie dans mon travail de développeur d’application web. Je me fais donner un coup de main par 3 bouquins, qui constituent autant d’étapes vers mon but:

  • Étape 1 - DOM Scripting
    Ici je réapprends le JavaScript autrement.
  • Étape 2 - AJAX in Action
    Notions de base, compréhension, et exemples de cette utilisation particulière de JavaScript.
  • Étape 3 - Pro JSF and AJAX
    Une fois que je connais mon JavaScript, je sais comment parler au serveur en mode asynchrone (AJAX), me reste qu’à enrober tout cela dans des composants JSF, déployable dans une application web de classe entreprise, c’est mon métier après tout.

J’ai la ferme conviction que le côté présentation des applications web est en mouvement ces jours-ci. Et je trouve cette mouvance vachement excitante. C’est un peu ce qu’on reprochait au web: son manque de richesse au niveau de l’interactivité, c’est-à-dire cette même ritournelle de toujours faire un round-trip au serveur et, ensuite, rafraichir la page.

Et si tout ceci n’est que feu de paille, je me serai, quand même, bien amusé entre-temps … mais j’en doute!

JS. ( <-- JavaScript ... la pognez-vous? hehehe ... drôle)

Spécification du DOM par le W3C
webstandards.org (organisme de propagande des nouveaux standards du web)

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