(Pre) Post-mortem

21 mars 2007

Ayant eu une costaude et consistante conversation avec mon jeune frère, et voyant poindre à l’horizon les dernières heures de la campagne électorale, il m’est passé par l’esprit de prendre un petit recul, et d’analyser, un peu prématurément j’en conviens, les performances de l’option indépendantiste.

L’avant-match

La souveraineté et le péquisme partait de loin. Après avoir survécu à sa traversée du désert, John J. Charest était de retour à la tête des sondages. André Boisclair était honni de tous. Il est trop gai, trop bien habillé, parle trop bien, pas assez franc, bah bah bah! Les vieux militants délaissent le PQ. Le leadership du chef nouvellement élu (à peine 1 an et demi sur le trône!), est contesté, et ce, même par Bernard Landry. Les artistes se taisent, les syndicats doutent, on est en mode observation, que va-t-il faire? À l’instar de Sisyphe, on laisse André Boisclair porter son fardeau, tant bien que mal, jusqu’au sommet, et on attend avec impatience que ça dégringole, pour enfin, l’exécuter froidement. Tel était le climat lors du déclenchement des élections. Tout était à faire.

La campagne: « reality check » du Québec profond

Je suis un peu tombé sur le cul au cours de la campagne, de constater que nous avions au Québec des red necks. Des gens qui se targuent d’un certain conservatisme social. Une populace qui craint les oscillations sociodémographiques, plutôt prononcées, des dernières décennies: la place occupée par des communautés culturelles toujours grandissantes, l’affirmation de l’homosexualité au sein de nos institutions, le rejet et le cynisme de la politique institutionnelle, la perversion du modèle familial, ou encore, les ratés du modèle de justice.

De ces constats, je me permets de proclamer Mario Dumont grand gagnant de la bataille des idées. Attention ici, je maintiens fermement que le populisme de l’ADQ est un coup de bolle: à tirer dans toute les directions, statistiquement, on finit par atteindre quelque chose. Aussi, je ne dit pas que je supporte ces idées, mais plutôt qu’elles ont été bien ciblés, et qu’elles ont su être transformées en votes, voir en comtés (vérification, dès lundi).

On a également vu, en la région de Québec, une force politique bien organisée, capable de s’affirmer, et offrir un éclatant doigt d’honneur à Montréal. Cette rivalité, en pleine ascension, est-elle souhaitable? Jusqu’à un certain point, oui. Mais il faut que les montréalais prennent conscience de la place des régions, et de la Capitale Nationale, comme ces derniers doivent comprendre l’importance d’une métropole internationale dans leurs intérêts économiques. Ces réflexions sont en cours dans tout le Québec, nous en verront le résultat dans les prochaines années.

Les grands perdants de ce mouvement de plaques tectoniques de la politique Québécoise, sont le PQ et PLQ. Ces partis se sont fait imposer l’agenda électoral par tout le Québec « profond », des petites-gens plus ou moins politisés, qui ont exprimé un ras-le-bol collectif. Le PQ semble au fait de ce reality check, mais trop tard. Le PLQ, pour sa part, de par sa promesse de baisses d’impôts, et l’allure générale de sa campagne, nie totalement ces constatations. Ce sera à eux de voir. Les lendemains pourraient être plus difficiles qu’on pense.

La feuille de route d’André

Étant le porteur de l’option séparatiste au cours de cette campagne, André Boisclair, nouveau chef du PQ, avait des choses à prouver.

Il devait d’entrée de jeu rassembler les péquistes de tout acabit sous les drapeaux du combat électoral. Objectif qu’il a relativement réussi. Je dis relativement, parce qu’il a fini, en cours de campagne, par convaincre son propre parti de sa qualité. Or, c’aurait dû être un dossier clos au moment d’amorcer sa tournée du Québec. les péquistes étant ce qu’ils sont, un test d’ADN “bleu” est toujours nécessaire pour leur chef, avant de leur donner ne serait-ce qu’une once de confiance. Bien qu’André ait eu des étincelles avec certaines saintes écritures du programme, il a su parler de la Souveraineté, la mettre à l’avant-plan, et dissiper bien des doutes à ce sujet.

Deuxio, André devait renouveler le parti. Ça été la trame de sa course à la chefferie: le passage du flambeau à une nouvelle génération. Peut-on dire qu’il est parvenu à ses fins? Dur à dire. On parle ici d’un travail de fond. Néanmoins, le fait d’avoir mis le grappin sur des Drainville, Curzi, Lapointe, tout en conservant une base de jeunesse et d’expérience en les personnes de Lefebvre, Harel, Lemieux, ou Girard, prouve qu’il sait convaincre. Équipe de rêve? Not quite, mais une équipe solide tout de même.

Pour ma part, la campagne de Boisclair est un sans faute. Le changement de logo, la chanson-thème, les publicités, la plate-forme électorale, sa solide performance au débat des chefs, le site web du parti, un cadre financier responsable, ne sont que quelques uns des éléments de succès de cette campagne. La conséquence de tout ceci est un discours cohérent ne déviant jamais de sa ligne directrice. Pour un chef nouvellement élu, le niveau de préparation d’André, et du parti en général, était optimal.

Dernière mesure importante de la gouvernance Boisclair, l’unification des forces de gauche, et, paradoxalement, le recentrage du parti sur le spectre politique. C’est malheureusement sur ce point qu’il a lamentablement trébuché. Le PVQ et QS ont grugé leur tranche de suffrages habituel, et Mario a carrément doublé le PQ sur son angle mort: la droite. Mais, je ne lui jette pas la pierre. Dans la suite de cette discussion, je veux mettre sur la table, certaines évidences, qui pourrait, selon moi, influencer grandement la suite des choses.

À l’avenir

« La création d’un pays est l’établissement d’une plage d’expression d’un sain rapport de force entre gauche et droite, au sein d’un peuple partageant les même valeurs fondamentales. »

- JS Bournival, maintenant et toujours.

J’ai toujours pensé, tout cartésien que je suis, que la Question Nationale en est une qui transcende les enjeux de gouvernance. Cet état de fait, nous rappelle que chaque fois que l’on vote, nos suffrages sont larvés par la lutte souverainistes/fédéralistes. En tant que citoyen, ceci est fâcheux. Impossible pour un indépendantiste de penser voter pour, let’s say, un programme de droite: aucun parti souverainiste ne couvre ce quadrant.

Spectre politique au Québec

N’en déplaise aux trotskistes qui croient encore que l’indépendance du Québec est porteuse d’un projet socialiste, je persiste. J’emmerde aussi (poliment) les nationalistes de droite. Le PQ, malgré ses bonnes intentions, est comme un râteau qui ne ratisse pas assez large. Il a essayé de couvrir toute l’aile gauche, mais, ils ont assisté impuissants à la fission de la coalition: création de Québec Solidaire. C’est pourquoi je pense que le concept d’indépendance doit impérativement être évacué du débat sur le modèle de gouvernance. Mais plutôt prendre une tangente de type d’une coalition, mais plurielle de ses partis politique. Chaque parti, porteur d’un sous-ensemble des valeurs Québécoises doit couvrir un segment que ce soit la gauche, le centre, ou la droite.

Or, Mario Dumont nous prouve qu’il nous manque cruellement, à nous souverainistes, un instrument de droite. La campagne actuelle, de par les évidences qu’elle dégage, semble aussi opposer l’urbanité libérale (au sens propre) de Montréal au conservatisme des régions. Conséquemment, je pense sérieusement qu’un parti de cette mouvance doit voir le jour. Imaginons un instant une coalition souverainiste pan-Québécoise. Dans un cas comme celui-là, seulement les socialistes (syndicalistes et autres barbus) seront au rendez-vous, ce qui perverti la Cause, et lui donne une étrange saveur autre que seulement l’émancipation de la Nation Québécoise, diminuant du coup, les chances de victoire.

André Boisclair et le Parti Québécois, ayant en place une machine bien huilée, doivent continuer à porter l’idée de souveraineté. Plus encore, ils doivent en superviser le déploiement. Ils ont l’obligation, selon moi, de faire le constat que je fais aujourd’hui: c’est-à-dire qu’il sera de plus en plus difficile de rassembler la moitié++ de la population Québécoise derrière un seul parti. Ils doivent se positionner (ou rester pour d’autres) vers le centre, ne pas chercher à avaler nécessairement Québec Solidaire, continuer à marteler le message, et favoriser l’émergence d’une droite souverainiste.

Malheureusement, cette vision à long terme est un long chemin de croix. André, advenant une défaite lundi, se verra montrer la porte, et on reviendra à la case départ pour se refaire une crédibilité. Le PQ étant ce qu’il est, d’autres déchirements sont à prévoir. Mais, l’optimisme ne quitte pas mon cœur: le PQ est un parti surprenant. Il est le parti d’une cause, LA Cause. Assumer son rôle de leader dans cette mission est son objectif premier, ce qui peut signifier, à priori, de mettre une croix sur le pouvoir pour un temps. En sont-ils capables? Ou plutôt, en sont-ils conscient?

N’oublions jamais d’où nous venons, mais surtout, où nous allons.

JS.

13 réponses à “(Pre) Post-mortem”

  1. Charles Says:

    En fait, je crois qu’il ne faut pas s’en faire non plus si le PQ ne triomphe pas lundi prochain. Évidemment, la souveraineté ne mourra pas. Il serait peut-être même souhaitable que Dumont soit au pouvoir pour démontrer concrètement que l’autonomisme… c’est irréaliste.

    Je crois aussi que Boisclair a mené une bonne campagne. Il a fait du mieux qu’il pouvait. Sincèrement, je le respecte même s’il n’est pas un Parizeau. Il est jeune, énergique et il mérite une place dans la grande famille souverainiste.

    Je crois aussi que la droite est la zone où les dommages sont les plus importants pour le PQ. En fait, je renvoie à une droite simplement populiste qui, par Mario Dumont, a charmé… même excité des Québécois de toutes les régions. Que les gens soient souverainistes ou fédéralistes, ils souhaitent des gens qui les comprennent, qui les entendent et SURTOUT qui parlent leur langage. N’était-ce pas le cas de René Lévesque? Dumont a su capitaliser à ce niveau. Rendons à César ce qui est à César. Dumont est un spécialiste des phrases-chocs… il sait d,avance quelles sont les phrases de son discours qui seront reprises par le journal télévisé. Mais bon.

    Oui, le PQ a le le meilleur programme dans l’ensemble et il est responsable surtout. Logiquement, le PQ devrait être élu…

    Je reviens à Bourgault… je remets en question l’étapisme de passer par un mandat de gouvernance pour ensuite tenir un référendum. Je crois que cela est terminé. Ce concept est attaquable, déjà connu et vieilli.

    Conclusion, gardons espoir… car la prochaine fois sera la booonne! Sérieusement, les choses tournent très rapidement en politique, ne l’oublions jamais et n’oublions pas de rester confiants quoiqu’il arrive.

    cb

  2. Jean-François Bournival Says:

    Cher fils,

    Je retiens de ton excellent « post-mortem » la difficulté que pose le chevauchement de la question nationale et du mode de gouvernance au sein du Parti québécois. Comme tu le rappelles, dans un Québec souverain, il y aura au sein de la population diverses tendances idéologiques.; il y aura donc alternance entre le centre gauche et le centre droit. Tu t’en doutes bien, dans ton graphique je me situe idéologiquement dans le carré dans le coin supérieur droit. Je veux un pays de tout mon coeur, mais le socialisme rigide ne me convient pas.

  3. JP Shields Says:

    Salut JS,

    Si Le PLQ “était prêt” à gouverner aux dernières élections, alors quelle performance pourrait bien offrir l’ADQ? Assez pitoyable j’en ai l’impression.

    C’est pourquoi je ne crois pas qu’on verra de sitôt un gouvernement adéquiste au pouvoir, mais le fait qu’ils puissent détenir la balance du pouvoir dans un gouvernement minoritaire augmente les enjeux et semble être la continuité de la montée conservatrice aux dernière élections fédérales.

    Je me permet un commentaire simpliste en terminant :

    Lorsque la barque semble dériver trop à gauche, un coup à droite saura peut-être nous remettre dans la bonne direction.

  4. François Beaudoin Says:

    Bonjour,

    Je dois dire que la présente campagne est de loin la plus intéressante que j’ai vécu. Pourquoi ? Parce que pour la première fois (à ma connaissance) des partis politique mettent de l’avant des idées qui peuvent changer réellement l’avenir du Québec pour le rendre meilleur.

    Le but de mon message est de vous convainre que l’ADQ est le seul parti qui peut réellement changer positivement l’avenir du Québec pour les 4-8 prochaines années.

    Ce qui est clair dans mon esprit : depuis une dizaine d’année les meilleures idées ne viennent ni du PQ, ni du PLQ mais plutôt de l’ADQ ou d’un savant mélange d’ADQ ou d’un des deux autres partis. En fait, comme dans la vrai vie, la pluralité des points de vue a grandement aidé le québec. Sans le choc des idées des trois partis, je ne crois pas que nous serions si prêt aujourd’hui d’un Québec qui veut autant s’affirmer.

    Néanmoins, je trouve très choquant de voir le PLQ et le PQ dénigré cet état de chose que trois parties politiques majeurs valent mieux que deux.

    Ce qui intéressant quand même, c’est que la lecture des différents programme (celui du PLQ me rebutte par sa longueur et ses chiffres trompeurs)nous indique clairement que tous disent à peu près la même chose !!! Nos valeurs sont bien représentés et ce n’est que le dosage qui diffère vraiment.

    En fait, la différence majeure selon moic’est que l’ADQ n’est pas du tout d’accord avec le principe que nos différents systèmes n’ont besoin que de plus d’argent pour fonctionner. La réalité c’est que d’ajouter de l’argent dans le système actuel ne fait qu’empirer les choses (les gens tournent en rond sans savoir quoi faire réellement). Et je suis non seulement d’accord avec l’ADQ, mais mes compétences professionnelles me permettent de dire qu’en effet nous sommes à l’aire des gains en productivités. Il est facile même très facile de réorganiser le travail dans différents milieux pour obtenir des améliorations de productivité globales de 50% à 200%. Ça s’applique aussi bien à des entreprises manufacturières qu’à des entreprises de services. En fait, ce sont les processus qui sont gérer par des méthodes comme 6 sigma ou la PVA.

    En bref, la seule raison pourquoi l’ADQ mérite un laisser-passer pour la gouvernance du québec est sa capacité de remettre en doute ce que trop de gens accepte comme une réalité incontournable. Il faut réorganiser le travail et faire plus avec moins. Il faut que les employés du gouvernement y croit et participe au changement. Nous pouvons y arriver, mais l’attitude syndicale moderne rend ces pratiques très difficile et autant le PLQ que le PQ auraient des difficultés à être des leader vis-à-vis les syndicats.

    Et le PLQ par son arrogance et son manque de rigueur ne mérite surtout pas de revenir au pouvoir. Il faut quand même admettre que de reprendre le pouvoir après le PQ n’était pas chose facile.

    Et le PQ devrait plutôt accepter ses erreurs passées (1994-2003) et dire franchement au Québécois qu’elles ne se reproduiront pas. Et non je ne suis pas prêt à la souveraineté. C’est comme dire à ses parents, à 14 ans, qu’on veut quitté la maison parce que nos idées diffères…Serait-il plus avantageux de terminé ses études, de bien se préparer et finalement de quitté le nid en force sans tout fracassé au nom de l’orgueil et de la rancune ?

    Je suis dégoûté par le Canada tel qu’il est aujourd’hui. C’est la raison pour laquelle je crois que nous ne pouvons pas croire participer à ce pays trop longtemps. Par contre, je ne crois pas que le Québec d’aujourd’hui soit prêt pour naviguer seul. La voie Autonomiste est pleine de promesse parce qu’elle est en soin une sorte de souveraineté à l’intérieur du Canada. Et si jamais tous les efforts Autonomistes échoue ET que le Québec s’est bien préparé à voler de ses propres ailes, je vous promets que des gens comme Mario Dumont en arriveraient à la seule conclusion possible : la séparation.

    Le but de mon message ce soir ? Vous convaincre de nous aider à bâtir le Québec de demain. Comment ? En appuyant un parti (ADQ) qui n’a pas peur de remettre en question les 50G$ de dépenses du gouvernement, qui n’a pas peur de dire que cet argent pourrait faire beaucoup plus et qui saura assurément reprendre les meilleurs idées des pays européens pour redresser l’État québecois.

    Je ne crois pas que le PQ puissent amener le leadership nécessaire pour faire ce travail. Les réformes en éducation et en santé ont coûtés trop cher aux Québécois et ce serait mentir que de dire que les gens vont réellement suivre le PQ dans ces domaines clés.

    Et oui, déjà la fin !

  5. Antoine Says:

    Salut JS;

    Excellent texte.

    J’espère que l’ADQ sera élue, minoritaire, car j’ai un profond mépris pour ce mouvement qui évoque le moyen-âgisme connu jadis sous le poids mort unioniste.

    Il faut à tout prix que Dumont soit le chef élu de l’État, et minoritaire.

    J’explique :

    Le cadre financier bidon, la tribu de novices, etc… tout cela semble parfaitement orchestré par les stratèges adéquistes. Ils semblent presque faire exprès de bâcler leurs engagements, tout en profitant largement des tribunes offertes par le festival médiatique qu’est la campagne.

    Et ça fonctionne puisque chez nous, à l’objectivité indépendante de l’opinion nourrie par la lecture des journaux contradictoires, on préfère avaler quelques brèves nouvelles fast-food à la télé, des messes basses de radios poubelle, et les infinies analyses superficielles, sinon partisanes, de la SRC.

    Pourquoi bâcler autant leur caravane ?

    D’abord :

    Après la débâcle de 2003, ils savaient que le parti était (et est toujours) en quasi faillite financière (situation délicate qui pourrait expliquer la soudaine fougue de Dumont). Il fallait remonter la pente de la pertinence et de la viabilité, pis vite.

    Ils savaient fort bien aussi qu’il ne leur serait pas permis d’espérer prendre le pouvoir majoritaire. Ils avaient prévu user de l’occasion de la campagne pour gagner quelques sièges, frapper l’imaginaire du Québec en mitraillant leur message soi-disant nouveau, quitte à échouer aux urnes, comme prévu.

    Aussi, le résultat du scrutin 2007 serait un renforcement des rangs à l’Assemblée, une place médiatique qui dépasserait le cadre des radios ouvrières de Québec, et… 4 ans pour se préparer à créer un réel raz-de-marée aux prochaines élections…

    Je souhaite donc que les indécis favorables à l’ADQ assument leurs couleurs duplessistes, et qu’ils sortent voter pour ce feu de paille qui risque de devenir un incendie, un jour. Car il nous faut laisser la place à Dumont de démontrer son amateurisme d’exclu frustré. Il faut que nous lui donnions enfin l’occasion de se réaliser tel qu’il l’entend depuis son secondaire V, ego gigantesque à l’appui, afin qu’il puisse calmer ses démons en anéantissant son complexe d’infériorité napoléonien.

    Car ainsi, on le laissera aussi se casser les dents au grand jour.

  6. Charles Says:

    1. Charest tente d’acheter les Québécois avec ses baisses d’impôt.

    2. Charest est le plus grand menteur (les têtes grises qui ne voient pas ça ont besoin de bien plus que d’une paire de lunettes.

    3. Charest marche main dans la main avec Harper dans un concept mafieux… qui insulte l’intelligence des quelques Québécois qui en ont une.

    4. Les urgentologues disent que la situation ne s’est pas améliorée.

    Et vous savez quoi… LES FROGS VONT ÉLIRE CHAREST, CAR ILS AIMENT ÊTRE “PETITS”… je dirais même qu’ils en raffolent!!!

  7. Madeleine Bournival Says:

    Mon cher neveu
    Je vois bien que la fièvre souverainiste s’est transmise de père en fils.J’ai lu ton magnifique “post mortem” avec toute l’attention requise pour bien me positionner face au fameux dilemme québécois:OUI ou NON. Alors voilà:André Boisclair m’a convaincue par sa performance lors du débat-Lui donner FEU VERT pour représenter notre Qc solidairement et solidement.
    Je ne crois pas aux propos mensongers de Charest qui ne veut que le pouvoir.Quant à Dumont(ça rime avec bouffon)
    Je suis de l’avis de ton frère Charles:Une fois élu ,il ferait tout simplement la preuve que son avenue “Autonomiste” n’est pas prisée à Ottawa.
    Si Boisclair était élu, même minoritairement, nous aurions un chef que le Qc mérite.Boisclair dégage des valeurs “propres” et ça me plait.
    Pour le reste,”le référendum”, attendons voir…
    Peut-être que son élection serait un déclencheur de
    coalition entre les différentes formations politiques du Qc.La donne serait alors complètement changée à Ottawa.Si tout le Qc était debout là-bas…
    Qu’arriverait-il?
    Voilà ,mon cher neveu.J’espère apporter à ton blog qques propos qui méritent réflexion.
    Ta tante Mado

  8. marc bergeron Says:

    Je commençais à être passablement déprimé de la campagne en cours, ce matin à travers mes lectures, il y eu Foglia et vous (vos histoires de familles)qui m’avez fait grand bien.

    Je partage certaines idées totalement, Boisclair n’a pas été mon choix comme chef, il m’a surpris, il ne la pas eu facile, il a eu mon vote.

    La souveraineté est un projet noble,les porteurs doivent faire éclater le concept, nommer,éluder,chiffrer,innover, expliquer et démontrer

    Merci pour ce matin

  9. michel mathieu Says:

    salut j.s. je touve ton résumer de la campagne tres bien fait et je t’appuie fortement j’espere que le québec ou du moin sa majoriter a fini par voir se qui se passait!!!!

  10. Jay Says:

    Excellent papier monsieur Bournival, un petit bijou d’analyse! J’y reconnais d’ailleurs plusieurs éléments de quelques discussions antérieures.

  11. Madeleine Bournival Says:

    Dumont dit que le programme du PQ est copie conforme du programme libéral…
    Eh bien! ça va peut-être rallier les indécis. Je m’explique.
    Il y en a beaucoup qui préfère l’équipe PÉQUISTE pour sa qualité d’être mais qui se sentent en sécurité avec le parti libéral parce que c’est un vieux parti, ça toujours marché comme ça et bla bla bla .
    Donc notre Dumont démontre à ces gens que le parti PQ
    n’est pas plus dangeureux que le parti libéral.
    Notre Dumont travaille pour les nôtres.
    Qu’en penses-tu Seb?
    Ta tante Mado
    P.S.En passant, félicitations pour la nouvelle du
    2ième héritier(ère) en marche!!!

  12. Charles Says:

    Je ne sais pas Madeleine si cela aura un effet positif sur les résultats du PQ. je le souhaite, mais je n’en suis vraiment pas certain.

    Je m’attends à un gouvernement Libéral minoritaire ou péquiste minoritaire.

    Ça va brasser les amis… ça va brasser.

  13. Madeleine Bournival Says:

    Je ne comprends pas les gens de la ville de Québec qui ont une si grande confiance en l’équipe de Dumont.
    A mon point de vue:C’pas fort!
    Je ne peux me mettre à l’idée
    que l’on serait dirigé
    par Dumont…
    En tout cas Charles, attendons voir!

Répondre