2GX: Second mouvement
22 février 2008

Journée chargée en perspective. Let’s dot it:
Racing with Rhinos: Using Groovy, Grails and the Spring Framework to Achieve Competitive Velocity (John Carnell)
Excellente discussion sur la question de la pénétration de Groovy et Grails au sein d’entreprises, disons, rigides au niveau technologique. Personnellement je n’ai pas ce problème, Nurun est une boîte qui encourage le leading edge, tant que ça a une certaine valeur de retour. Mais sinon, John Carnell nous a démontré comment intégrer du code Groovy, et l’injecter parmi d’autres beans au sein d’un contexte Spring. Le but évident étant de profiter de « l’avantage Groovy » pour exprimer l’exécution de tâches qui seraient fastidieuses en Java. On a même exposé une propriété d’une classe Groovy à travers JMX en claquant des doigts (merci Spring). La seconde partie concernait le développement de services REST avec Grails. Je connaissais le sujet, sa puissance, et donc ceci était du réchauffé pour moi mais c’est toujours agréable de se faire confirmer dans ses certitudes.
Easy BDD with Groovy (Andy Glover)
C’était probablement la session que j’attendais avec le plus d’impatience. Cette nouvelle façon de voir les tests (oh pardon! Il ne faut plus dire test) est optimale en ce sens qu’elle englobe la définition du comportement (d’où l’acronyme BDD Behaviour Driven Development) de la composante que l’on veut tester (damn it! said it again). Andy Glover (a.k.a. The Disco Blogger) est le créateur de easyb, un framework pour faire du BDD. Cet outil nous fourni un DSL permettant de définir le comportement de notre code, ce qui est une façon toute naturelle de faire du test-first. Et de par sa nature, un DSL est ce qu’il y a de plus proche de la langue écrite, syntaxiquement et sémantiquement parlant. Quelques démos sur l’exécution de scénarios easyb via une tâche Ant sont venus compléter cette présentation.
L’heure du diner fut ponctuée par un panel d’experts se penchant sur des questions provenant du publique. MM. Rudolph, Subramaniam, Ford, Brown, Devijver, Rocher, Almiray, Smith & Koenig, se sont livré à un exercice fort apprécié. Un moment fort fut certainement cette prise de bec entre Neal Ford et Graeme Rocher sur l’intégration entre JRuby/Java versus le mariage évident Groovy/Java. Aussi, il a semblé y avoir consensus autour de la table sur le fait que les closures en Java ne seront pas nécessairement une bonne chose.
Groovyizing your Day Job (Neal Ford)
Neal nous fait l’inventaire de tous les endroits où l’on peut pousser Groovy sans causer une commotion généralisée dans les paliers supérieurs de nos compagnies. Les raisons souvent invoquées sont, selon Neal:
- Dans la tête d’un gestionnaire, nouveau langage de programmation == nouvelle plateforme
- Ce n’est pas issue d’un standard
- Le nom, Groovy, induit les cravates «entreprise driven» en erreur sur la nature de la technologie
Les sweet spots sont les tests, les builds, l’automatisation, et la génération de code/xml/etc. Intéressant. La ligne à retenir est: si on ne vous laisse pas livrer un projet en Groovy pour des raisons de type «cravate», infestez l’infrastructure du projet avec du Groovy.
Advanced Domain Models in Grails: Enterprise Integration Made Easy (Jason Rudolph)
Jason est ce jeune allumé, auteur du merveilleux Getting Started with Grails (court, concis, pratique). Il nous a habilement amené sur une route de plus en plus profonde dans l’établissement d’une correspondance entre un modèle de données et un modèle objet d’une application Grails, à l’aide de GORM. De la simple génération automatique du schéma, en passant par l’utilisation de correspondances Hibernate existantes, il a même effectuée des requête dans le shell de Grails sur des objets calqués sur des entités JPA (Java) en relation avec des POGOs annotés. Toutes ces choses à chaque fois en conservant les merveilleuses qualités de GORM (constraints, dynamic finders, …). Ceci est important pour un architecte proposant Grails, de savoir qu’il peut accrocher sa couche de persistance à n’importe quel schéma «legacy». Ce fut une présentation dense (beaucoup de contenu, de démos, et de questions), menée fermement par un présentateur motivé, compétent, mais surtout sympathique et facile d’approche.
Nous devions avoir droit à une période de questions avec Graeme sur l’heure du souper, mais il a dû quitter la conférence prématurément.
Grails Workshop: part two
J’ai terminé la journée, pour un deuxième soir d’affilée, dans la salle de conférence numéro 6 du Sheraton pour la seconde partie de l’atelier Grails. Étant donnée que nous avions pensé construire un outil de suivi de projet agile basé sur le superbe Mingle, Neal Ford, ThoughtWorker de sa personne, est venu nous faire une présentation en règle du Mingle en question. J’adore cet outil, j’espère qu’il fera son nid prochainement chez Nurun.
À demain pour la finale,
JS.
22 février 2008 à 22:05
Ouin. Intéressant