2GX: Épilogue

23 février 2008

Groovy Grails Experience 2008 logo

Mis à part le fait d’être un geek et d’aimer ces sauteries techno, il y a plusieurs choses que je retiendrai de 2GX 2008. Il y a d’abord les technologies que je veux ramener chez Nurun, certaines nouvelles, d’autres dont j’ai simplement confirmé mon intérêt.

Easyb

Tout ce concept de BDD est génial. Expliquer pourquoi il est important de tester en premier est étrange en soi. Mais définir le comportement d’une composante à travers un scénario, et le faire avant de développer fait beaucoup plus de sens. C’est exactement ce que fait easyb, et il le fait d’une façon épouvantablement simple. On peut tout de suite imaginer un analyste d’affaire écrivant une story dans Mingle, le développeur prend le relais et copy-paste les lignes de l’analyste pour en faire des instructions dans le DSL d’easyb. Une fois ceci fait, nous avons une suite de t … de comportements auxquels le système doit se conformer. Et le plus beau, c’est que le DSL permet de documenter aisément chacun des scénarios.

Groovy

Vraiment? Groovy? La conférence a été riche en application de Groovy au sein des projets, ou d’une entreprise en général. Je retiens particulièrement les tests unitaires, les builds, et l’élégante intégration avec Spring.

GORM

La couche de persistance de Grails a brillé au tout au long de 2GX. J’ai été hautement impressionné par la session de Jason Rudolph sur le sujet. La flexibilité que GORM procure en fait une technologie époustouflante. Peu importe la façon dont se présente l’accès aux données relationelles, il est possible de connecter GORM devant. Que ce soit à l’aide:

  • De simples POGOs
  • D’entités JPA
  • De Mappings Hibernate classiques (XML)
  • Du tout nouveau DSL

GORM est la Cadillac des mécanisme de correspondance avec une base de données relationnelle. Faire un simple tutoriel Grails risque de vous en convaincre. Je vous le suggère fortement.

Sinon, un des trucs qui est ressorti fortement au cours des derniers jours, est cette décrépitude syntaxique de Java qui lorgne à l’horizon. Déjà que l’avènement des generics est plutôt hideuse, et que la prolifération des annotations est en train d’abîmer sérieusement l’esthétique de nos classes, le JCP va bientôt se brancher sur une syntaxe de closure (CICE, BGGA). Or, intrinsèquement , Java n’est pas fait pour cela, on aura donc droit à une gymnastique grammaticale diamétralement opposée à la simplicité de Groovy.

J’ai beaucoup de chance parce que la compagnie pour laquelle je travaille est exactement au cœur des enjeux de productivité que Groovy et Grails taquinent. Nurun a énormément à gagner à s’investir à ce que ses ressources soient au fait des langages dynamiques, DSL, CoC, DRY et autres concepts d’efficacité orienté « livraison ».

Ce fut une belle conférence. La communauté Groovy est saine, motivée, et résolument en route vers l’avenir. Groovy n’a pas la part de marché de Ruby, par contre la part de marché de Groovy est, à terme, exactement la même que Java. J’espère garder contact avec des gens que j’ai rencontré là-bas, j’espère aussi avoir le temps et l’énergie pour contribuer aux projets de cet écosystème, que ce soit Easyb, Groovy, Gant, Grails, ou encore un de ses plugins.

Je suis supposé contacter Claudio du JUG de Montréal pour présenter Grails sous peu. C’est à suivre. J’aimerais aussi m’investir dans toute cette mouvance BDD que je trouve fort sexy. Bref, l’année 2008 s’annonce excitante.

JS.

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