Critique de livre: La dénationalisation tranquille
14 juillet 2008
Mathieu Bock-Côté
Éditions du Boréal

Essai du (quasi) docteur en sociologie, le jeune Mathieu Bock-Côté, de qui je raffole les interventions dans divers forums publics du Québec. Il traite ici de la perdition identitaire qui afflige le Québec depuis peu. En fait, son point de départ est la fameuse déclaration de Jacques Parizeau lors de la défaite référendaire de 1995.
Il supporte sa thèse en déconstruisant l’action de ceux qui, par souci d’actualisation et de mondialisation, voudrait réécrire l’histoire, et atténuer les repères historiques de notre société. Il s’en prend, assez durement d’ailleurs, à Gérard Bouchard (celui-là même de la commission).
Bock-Côté est un conservateur nationaliste, et cela transparaît évidemment. Il ne s’est jamais caché de ses allégeances, et c’est ce qui me le rend sympathique en ces temps de rectitude politique. Son bouquin est superbe en ce sens qu’il fait le trait d’union entre un propos de niveau académique, et une publication grand public, offrant au simple mortel un peu d’intellectualité à se mettre sous la dent.
Difficile d’approche, mais un livre important.
Pour: traitement de haut niveau d’un sujet criant d’actualité, et qui le sera pour plusieurs années encore.
Contre: L’auteur est verbo-moteur, et son vocabulaire a tendance à frôler le jargon de sa science. Parfois lourd.
url | renaud-bray.com | archambault.ca
JS.
15 juillet 2008 à 7:59
Très bonne critique.
Ce livre de MBC met le doigt sur le grand problème chez les souverainistes : l’évacuation du volet nationaliste.
MBC amène un vent nouveau.
10/10
24 juillet 2008 à 21:03
[…] Pas essentiel, mais ajoute une voix à celles des Bock-Côté, Facal, et Lisée. […]