J’ai peur moi aussi
1 novembre 2008
Foglia signe un texte qui me rejoint dans mes craintes.
Je sais très bien maintenant, après lectures, reportages, discussions, et débats, que les États-Unis sont pris, eux aussi, avec des métastases électorales.
Au Québec, quoi qu’on en dise, toutes élections est teintée par la Question Nationale, toutes. Parizeau l’avais prévu à une autre époque.
Les États-Unis, eux, c’est le racisme, la religion, et les «valeurs morales». Peu importe les idées et les programmes politiques, ces questions vont refaire surface tôt ou tard. Et c’est pourquoi j’ai peur.
Laisser les questions d’avortement, ou de mariage homosexuel primer sur celle d’accès aux soins de santé, de politique étrangère, d’éducation, ou d’économie n’est plus, selon moi, du conservatisme, mais de l’anachronisme.
Or, ce n’est pas mon pays, ni mon élection. J’aimerais bien y voter, car les enjeux vont me toucher tôt ou tard. Je suis comme le reste du monde: je retiens mon souffle, nerveux. J’espère.
JS.
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