Mister President, I salute you
5 novembre 2008
C’était hier soir, ma réconciliation avec les États-Unis d’Amérique. Barack Hussein Obama a été élu 44ième président de la plus grande puissance militaire, économique, et politique de la planète de mon temps. Le choc a été majeur.
En marchant vers mon bus, je me suis passé la pièce Atmosphere de Joy Division, et je me suis rendu compte à quel point cet évènement avait justement nettoyé l’atmosphère, rendu jusqu’ici irrespirable. Ces années de noirceur, Krugman les appellent The Monster Years. Elles sont terminées.
Les Républicains vont rentrer dans leur terres, et faire leurs post-mortem. Eux aussi, ont réalisé que le monde avait basculé. Peut-être leur idéologie en prendra-t-elle bonne note? Souhaitons-le.
Au cours de la campagne, je prenais l’effet Obama (l’Obamania) avec un sourire en coin. Habile marketing politique je me disais. Mais plus le grand jour approchait, plus je me suis laissé prendre au jeu de l’espoir qui émanait des discours du jeune sénateur. Il est tellement rare de se voir proposer un projet rassembleur, positif, faisant appel au meilleur de nous-même, qu’il était salutaire de se laisser emporter par cette aura. Ils sont chanceux les amerloques, et ils le savent. Ils ont fait le bon choix.
Mister President-elect, Bravo. Et que la réhabilitation de cette Amérique meutrie commence.
JS.
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